Who's Who Art Club International

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Artiste Membre

jeudi 29 août 2019

Youenn Gwernig

 05 octobre 1925 - 29 août 2006

Ce qui me rapproche de Youenn Gwernig :



La nuit est arrivée 

dans sa mante de velours et de perles 

et la lune bravache 

comme une belle blonde 

sourit à son image 

dans le miroir du lac.


Et le blabla des grenouilles éclate dans la nuit 

force lente du blabla des grenouilles 

accroupies dans les joncs :

dans les joncs humides par rangées 

dans les joncs verts, accroupies,

les grenouilles se font du blablabla 

du blablabla dans la nuit 

et rien de plus.


Mais la lune bravache 

comme une belle blonde 

sourit à son image...

Si bien que dans ma rage 

j'ai jeté dans le lac 

j'ai jeté une pierre 

pour briser l'oeil d'or de la lune en mille morceaux 

et rendre à la nuit 

son silence.


Recherches associées :

mardi 13 août 2019

Gaston Chaissac

13 août 1910 - 7 novembre 1964 

Ce qui me rapproche de Gaston Chaissac :

«Je ne me dis pas artiste, je ne me dis pas poète, mais je me sens artiste, je me sens poète parfois. Je me sens paysan. Je me sens traceur de piste, guide. Je me sens dompteur. Je me sens prêtre. Je me sens voyageur. Et je me sens surtout le spectateur d’une pièce ou tous les hommes et tout ce qui existe sur  la terre, jouent un rôle. Je me sens soldat qui doit lutter pour la paix. Je me sens tout.»

 Lettre de Gaston Chaissac à Raymond Queneau (mars 1946)

Une de ses oeuvres :
 
                               
« Sans doute ai-je l'âme très proche des artistes de cirque qui, comme moi, savent à peine écrire et ne sont instruits que par ce qu'ils ont vu. » La "Peinture Rustique Moderne" par Gaston Chaissac . 1946  En savoir +

J'ai offert ce portrait à Didier Moiselet.

Son hommage :



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lundi 29 juillet 2019

Vincent Van Gogh # 03

30 mars 1853 29 juillet 1890

Ce qui me rapproche de Vincent van Gogh :


Ce portrait est pour :
Jacques Dutronc

interprète de :



Jacques Dutronc, invité par Thierry Ardisson, présente le film "Van Gogh" (Pialat) dans lequel il joue le rôle titre. (Extrait du film). Jacques Dutronc parle de ses angoisses, de la Corse.
« L’émotion, bon dieu, elle est là. Elle est le sang, elle est la chair, elle est, comme la peinture, toute la matière du film de Pialat, qui dit ne pas vouloir qu’on l’aime comme Vincent est mort  de ne pas être aimé ».Le Monde   -   Danièle Heymann, 21/05/1991
Sa dédicace :

Ils sont nés un 29 juillet : Paul Coze (1903), Alice Sapritch (1916), Didier van Cawelaert (1960), Lisa Ekdahl (1971), …


Ils nous ont quittés un 29 juillet : Robert Schumann (1856),  David Niven (1983), Michel Serrault (2007), …

dimanche 28 juillet 2019

Léon Spilliaert

28 juillet 1881 - 23 novembre 1946
  
Léon Spilliaert est un représentant majeur du symbolisme belge autour de 1900. Autodidacte, il a entretenu des affinités électives avec les artistes et écrivains belges de sa génération (Emile Verhaeren, Maurice Maeterlinck).

Ce qui me rapproche de Léon Spilliaert :

Au sujet de l'impondérable fuite du temps

"En dernière instance, ce que nous suggère le regard terrifié et aveuglé de l'artiste est cet entre-deux, l'instant(...) d'une coexistence simultanée dans le temps et l'espace
du vivant et du mort." 


« Ma vie s'est passée seul et triste, avec un immense froid autour de moiJ'ai toujours eu peur. »


J’ai offert ce portrait (en 2010) à 


Ce qui me rapproche de lui :

"Des étendues / J'en veux encore / Des étendues / Des mers à boire / Comme des draps pendus / Au décor..."

Le clip


Son hommage :



Recherches associées : James Ensor, Odilon Redon...


Ils sont nés un 28 juillet : Jean Roba (1930), Francis Veber (1937),  Richard Wright (1943), Mike Bloomfield (1943), Jim Davies (1945), Peter Doyle (1949), Gag (1963), …



Ils nous ont quittés un 28 juillet : Antonio Vivaldi (1741), Jean-Sébastien Bach (1750), Eddie Hinton (1995), Jerome Smith (2000), …

dimanche 2 juin 2019

Alain

03 mars 1868 - 2 juin 1951

Ce qui me rapproche du philosophe  Alain :


« Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît  et reconnaît quelque chose de lui-même qu'il ignorait. »

« Pour mon goût, voyager c'est faire à la fois un mètre ou deux,  s'arrêter et regarder de nouveau un nouvel aspect des mêmes choses. »

« Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce qu'on trouvera. »

« Le propre de la poésie est que les mots éclairent selon leur place. »


Dans sa bibliographie :

Extrait :

« Montrer partout le visage de l’ennui et s’ennuyer des autres. S’appliquer à déplaire et s’étonner de ne pas plaire. Chercher le sommeil avec fureur. Douter de toute joie ; faire à tout triste figure et objection à tout. De l’humeur faire humeur. En cet état, se juger soi-même. Se dire : « Je suis timide ; je suis maladroit ; je perds la mémoire ; je vieillis. » Se faire bien laid et se regarder dans la glace. Tels sont les pièges de l’humeur. »  En savoir +

Ils sont nés un 2 juin : Marquis de Sade (1740), Thomas Hardy (1840), Edward Elgar (1857), Lotte Reiniger (1899), Johnny Weissmuller (1904), Mario Malouin (1956), Tony Hadley (1960), Yuksek (1977), …

Ils nous ont quittés un 2 juin : André Mathieu (1968), Mario Comensoli (1993), Olivier Debré (1999), Boyd Bennett (2002), …

samedi 18 mai 2019

Roger Gilbert-Lecomte

18 mai 1907 31 décembre 1943

Le Grand Jeu, c’est Gilbert-Lecomte qui en assure la direction et qui en donne le programme dans les termes suivants :
« Pour nos ôter le souci d’avoir encore, à l’avenir, à rectifier par des paroles de tels malentendus, une fois pour toutes, nous précisons :
Que nous n’espérons rien
Que nous n’avons aucune aspiration mais plutôt des expirations
Que, techniciens de désespoirs, nous pratiquons la déception systématique dont les procédés connus de nous sont assez nombreux pour être souvent inattendus
Que notre but ne s’appelle pas l’Idéal mais qu’il ne s’appelle pas

Qu’il ne faut pas faire passer notre frénésie pour de l’enthousiasme. (Non, madame, ce n’est pas beau, la jeunesse.) »

Arrogance joyeuse, désespoir allègre, refus de s’inféoder qui expliquera les tensions constantes avec Breton et AragonLe Grand Jeu, dont Roger Gilbert-Lecomte est la plus pure incarnation,  est avant tout un beau travail du négatif qui annonce Debord et les situs. Parmi les « procédés inattendus », évidemment, se trouvaient la drogue et l’alcool. Si Daumal écrivit La Grande Beuverie, on pourra lire ici Monsieur Morphée, empoisonneur public  de Gilbert-Lecomte qui date de 1930 mais qui est resté inédit jusque très récemment : « Ne pourront jamais comprendre : tous mes ennemis, les gens d’humeur égale et de sens rassis, les français-moyens,  les ronds de cuir de l’intelligence… » En savoir +

Ce portrait sera pour 


Claire Barré.

"Devenir tout à fait fou, illuminé, fou à lier sans liens, sans passé, habité par des songes, rêveur aux yeux terriblement ouverts, aliéné à la Poésie, la seule maîtresse valable car elle exige tout, absorbe tout." En savoir +

Son hommage :